LA BRUMISATION : UN PHENOMENE NATUREL

La brumisation repose sur un principe simple et naturel appelé processus adiabatique : une transformation effectuée sans aucun transfert thermique (échange de chaleur) entre les deux milieux. Le refroidissement adiabatique est une méthode écologique et économique consistant à rafraichir l’air par évaporation de l’eau (RAE). On peut également parler de bio climatisation ou de climatisation naturelle. Selon une des propriétés que possèdent les liquides, ces derniers absorbent la chaleur environnante afin d’avoir l’énergie nécessaire à leur évaporation. Après transformation la température de l’air près de l’eau se verra donc diminuée. 

LA BRUMISATION HAUTE PRESSION : DES EFFETS AMPLIFIES

Un brumisateur est considéré comme appartenant à la catégorie « haute pression » dès lors que la pression en sortie de buse est supérieure à 50 bars. L’eau est mise en pression grâce à ce que l’on appelle un groupe haute pression, ou pompe haute pression. L’eau enfin pressurisé est envoyée vers l’électrovanne haute pression puis traverse les tuyaux de distribution desservant toutes les buses de l’installation.

La brumisation haute pression est un procédé au cours duquel de l’eau est pulvérisée par des buses sous forme de microgouttelettes d’une taille inférieure à 100µ. Au contact instantané de l’air, ces microgouttelettes se mélangent, les molécules d’eau qu’elles contiennent capturent l’énergie thermique contenue dans l’air afin de s’évaporer. Ainsi se forme un brouillard extrêmement fin et léger : un rideau thermique qui rafraichit sans mouiller.

1. LA FILTRATION

Une filtration de particules contenues dans l’eau est essentielle au bon fonctionnement d’un système de brumisation haute pression. Le filtre permet d’assurer la sécurité de l’appareil en empêchant les sédiments de rentrer dans le système.

2. LA MISE EN MARCHE

Une fois filtrée, l’eau est mise en pression grâce au groupe haute pression appelé aussi pompe de brumisation. Elle passe d’une pression de 3 bars en entrant à 60 bars afin d’avoir la propulsion nécessaire pour atteindre les buses. Tout le matériel est adapté afin de maintenir l’étanchéité.

3. LE CYCLE DE BRUMISATION

La mise en marche de la pompe se traduit par une mise en pression de l’eau, suite à quoi la brumisation est observable. A la fin du cycle, quand le temps programmé est achevé, la pompe s’arrête. Suite à cela, l’électrovanne ouvre le circuit afin de laisser redescendre la pression. Le temps de pose écoulé, la pompe se remet en route et un nouveau cycle recommence. 

4. LA DIFFUSION DE LA BRUME

L’eau sort du circuit sous forme de brume à l’aide de buses permettant la diffusion de cette eau lors du temps de fonctionnement. Chaque buse possède un système anti-goutte intégré afin d’empêcher la formation de goutte lors de l’arrêt de la pompe, pouvant par la suite former des flaques dérangeantes.

LES NORMES EN MILIEU PUBLIC : Il y a quelques éléments obligatoires afin de pouvoir installer un système de brumisation en milieu public. En amont de la pompe, la mise en place d’un clapet anti-retour empêchera l’eau de revenir dans le réseau. Il est également nécessaire que le circuit possède une vanne haute pression installée en fin de ligne afin de vidanger le système.